D'autres textes seront proposés chaque semaine, en principe le lundi. Actuellement, lire l'essai Le Surhomme, dont le le texte intégral est sauvegardé dans la section Ouvrages, et les fiches de coaching en cours d'élaboration.

Commentaires

Seuls seront acceptés les commentaires rédigés en français ou en anglais. Je sais que c'est injuste mais ce sont les deux seules langues que je suis capable de lire. Les commentaires contenant des liens vers des sites pornographiques ne seront pas validés et leur origine indésirable, je préviens donc leurs propriétaires qu'ils perdent leur temps à tenter de le faire sur ce site.

Si vous désirez commenter, rendez-vous plutôt dans mon deuxiéme site :

developpement-mental-semantique.com où vous trouverez un espace de contact moderne interactif direct sans contrôle d'identité pour mes amis Facebook plus un blog avec possibilité de partage, dont je reçois les notifications et où je peux vous répondre rapidement. Ici c'est pas très fonctionnel, donc pas motivant. Vous trouverez le lien de ce site en bas de la page d'accueil. 

Commentaires

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  • Gbaguidi A. Thibaut (lundi, 12. mars 2018 18:42)

    C' est une innovation !! Très intéressant ! Les étudiants béninois seraient très intéressé !!!

  • Menaldo (vendredi, 06. octobre 2017 12:28)

    Bonjour étant en perpétuel mouvement mental et vivant avec des pensées qui s impose a moi j e souhaiterais partager avec vous

  • valabregue (mardi, 29. août 2017 18:53)

    j'encourage toutes celles et ceux qui sont sur le chemin de la recherche d'étudier et d''expérimenter les exercices de JL Tripon, tout en lui faisant des observations qu'il ne manquera pas de prendre en compte, le cas échéant. J'atteste que J.L Tripon a fait une véritable recherche originale et cherche à la faire connaitre. Faut quand même un peu de temps.

  • poupard (dimanche, 25. septembre 2016 21:00)

    merci pour votre travail tres interessant
    guillaume poupard

Le dualisme cartésien : une évidence

Rêve lucide : Une nouvelle méthode

REVE LUCIDE

Dans le rêve ordinaire la fonction analytique qui le produit est dominante, les autres fonctions sont effacées. Par contre dans le rêve lucide dirigé, la dominance est plus ou moins partagée entre l'analytique et la direction volontaire. Il s'agit d'un troisième métacontexte entre l'éveil et le rêve dans lequel peut être installé un laboratoire de recherche et de résolution de problèmes efficace, car dans cette synergie l'analytique, hors de toute contrainte de survie (le monde extérieur n'existe pas dans cet état), est beaucoup plus puissant que pendant l'état d'éveil.

Une des façons les plus faciles pour déclencher le rêve lucide dirigé, consiste à stopper le réveil dès que la volontaire en prend conscience pour replonger d'abord dans le souvenir du rêve, de recoller au rêve, puis de glisser dans le rêve lucide qui sera dirigé par petites touches. Après une certaine pratique un comportement de collaboration efficace s'installe entre les deux fonctions et s'inscrit en mémoire. (voir les articles de la section techniques opératives)

 

Soleil Noir : L'expérience d'un quale de notre énergie mentale

SOLEIL NOIR

Cette image est celle d'un quale en hyper définition, reçu de ma fonction analytique dans un état de méditation profonde proche de l'autohypnose avec peut-être un bref instant de rêve lucide. Persistance de l'image : environ cinq minutes avant sa disparition progressive. Cette expérience date de 1975. J'ai peint cette toile 12 ans plus tard en janvier 1987.

Ce quale montre le détail de la vue supérieure d'un tore énergétique de grande dimension. L'irisation est la manifestation de l'énergie mentale qui converge vers le centre et disparaît sous le disque noir. Il s'accompagne du sentiment que nos fonctions mentales, dont notre conscience, se situent sous ce disque central et d'une distorsion temporelle, le contenu de l'image précédant notre conscience, bien que l'image elle-même soit consciente présente. Ce sont les seules informations délivrées par le quale.

L'interprétation de la signification de ce quale est délicate et peut être remise en question. A noter qu'à cette époque j'étudiais la 11ème lame des tarots (La force), en relation avec la Cabale et son association à l'authioth Beith, lettre nombre double que le Sepher Yetsirah nomme HME (énergie + corps ou monde mental + conscience) en cabale sémantique et au soleil en cabale astrologique. J'étais cette nuit là dans une tension de découverte intense sans posséder mes techniques mentalistes actuelles de résolution. Aussi je peux en déduire avec une certaine assurance que ce quale fut une réponse de ma fonction analytique 2 à mon questionnement. La meilleure proposition que cette fonction puisse alors me donner sans garantie de validité ni de justesse.

Loin d'en avoir l'intime conviction, compte tenu que l'apparition de ce quale ne s'est jamais reproduite, et que la synergie mentale qui l'a créé n'est pas volontaire et est instable, j'interprète ce tore comme une image virtuelle de la source de l'énergie mentale 8 qui alimente les fonctions de notre entité non physique. Ce vide central noir est neutre car il n'y a rien en dehors de l'immense surface gauche du tore qui semble là, se recyclant éternellement, indestructible, sans jamais perdre de sa puissance car il récupère sous le disque noir l'énergie qui s'échappe de notre mémoire et celle qui n'a pas été utilisée par nos huit autres fonctions mentales. C'est donc un système à énergie constante auquel notre conscience ordinaire n'a pas accès car il se trouve en amont de son présent.

 

 

Dualisme : Une théorie de Descartes validée par le centriole

83. INTERFACE PHYSIQUE/MENTAL : LE CENTRIOLE

 

Ce qui distingue les organismes vivants de la matière inerte c'est d'être capables de se mouvoir par eux-mêmes dans leur environnement. Or pour se mouvoir il leur faut disposer d'une fonction motrice, d'une fonction qui la dirige et d'une fonction qui décide. Pour décider cette dernière a besoin d'une fonction analytique et d'une autre qui juge ce qu'elle fait et la guide. Ce qui nécessite aussi une fonction qui lui révèle et qui partage ce que toutes ces fonctions font, cette fonction c'est la conscience.

Donc tous les êtres vivants, y compris les unicellulaires et leur ancêtre le DACU-LUCA, sont conscients et pensent. Dans le principal empire du vivant, les eukaryota, dont nous faisons partie, on trouve un organite : le centriole, présent dans toutes les cellules animales et certaines végétales comme celles des fougères et des algues. Cet organite géométrique composé de neuf groupes de trois tubules est invariable depuis plusieurs milliard d'années, c'est donc une constante biologique. Il est responsable de la division cellulaire, de la perception et de la locomotion par des flagelles et des cils qui comportent la même structure ennéanaire et un point basal auquel il est relié par des tubules.

Le diplosome (constitué de deux centrioles) ne pense pas mais il est capable de coder des informations et les instructions qu'il reçoit des fonctions pensantes pour les exécuter. Par sa nature il est compatible avec la nature physique, et par sa structure avec la nature mentale consciente du vivant. Il est l'interface que cherchait Descartes pour prouver l'interaction entre nos natures physique et non physique, donc son dualisme.

Toutes nos cellules pensent, mais pendant la gastrula au stade embryonnaire des métazoaires, une entité mentale collective se forme pour assurer la gestion de leur ensemble. Nous sommes cette entité consciente et disposons des fonctions mentales évoquées au début de cet article pour donner des instructions à notre cerveau biologique inconscient afin de diriger notre corps, ses muscles et nos actes dans le monde physique qui l'entoure.

 

 

DUALISME CARTESIEN

 

34. DUALISME : Doctrine des deux natures universelles
On me demande souvent : "Mais d'où vient cette fameuse entité mentale non physique, cette seconde nature affirmée par René Descartes, chère aux dualistes ?" Eh bien, je réponds que ce n'est ni plus, ni moins mystérieux que l'origine de la matière physique. Et dans les deux cas la réponse ne peut-être que théorique, voire métaphysique.
Selon la théorie du Big-Bang, la matière n'est pas apparue immédiatement car la température était trop élevée, et il a... fallu attendre une grande dizaine de seconde (une durée énorme à cette échelle puisqu'on vient du temps de Planck 1,35. 10-43 sec.) pour que la température du mélange descende sous les dix milliards de degrés et que les premiers atomes de l'hydrogène au lithium puissent se former. Au bout d'un quart d'heure la température a trop baissé pour que cette réaction de nucléosynthèse primordiale se poursuive, L'univers spatiotemporel physique est alors constitué de 75% d'hydrogène et 25% d'hélium.
Un événement aussi précis et singulier n'aurait pu avoir lieu sans la préexistence d'un modèle de(s) l'atome(s) au sein des lois permanentes universelles l'impliquant, car le plus probable était chaotique. Voilà pour le physique, sans entrer dans les détails : sans le principe d'exclusion de Pauli et si cet univers était formé de bosons plutôt que de fermions, c'était foutu, il serait chaotique ! Ce qui ne veut pas dire que ce système de lois intemporelles possède une intention mais que leur cohérence globale implique ces lois, ces constantes et ces modèles universels et qu'il ne peut pas en être autrement. Et bien, il en est de même pour la nature non physique complémentaire (donc nécessaire) de la première, celle que nous aimons bien parce que c'est la nôtre, sa structure est universelle et conforme à un modèle permanent. Il y a donc deux modèles universaux, un pour le physique et un pour le non physique. Ce ne sont évidement pas les mêmes, ils sont mêmes inverses l'un de l'autre, mais tous deux sont relativement simples.

 

 

DUALISME 2

 

35. DUALISME : Doctrine des deux natures universelles (suite)
Le second modèle est propre au vivant, il est aussi intemporel que le premier, mais il n'a pu se manifester que plus tard, quand les conditions requises furent présentes et que la température baisse encore sous les 80 degrés. Cela c'est passé sur terre il y a environ 4 milliards d'années. Il faut de l'eau liquide et des acides aminés et qu'ils se concentrent en petits flocs, des vésicules, avant que des protocellules apparaissent. On a essayé de reproduire la vie en laboratoire sans jamais y parvenir, c'est le mystère du vivant, car il manque un élément : les conditions d'activation du modèle, sans quoi rien ne se fait.
Ce qui a été observé par contre c'est l'existence d'un DACU (Dernier Ancêtre Commun Universel), en anglais LUCA (Last Universal Commun Ancestor), le père (ou la mère) de tous les êtres vivants. Il n'y en a pas deux, il y en a qu'un. Tous les unicellulaires, toutes les bactéries et toutes les cellules de notre corps de pluricellulaire possèdent les mêmes structures fondamentales, les mêmes organites de ce DACU - LUCA et ne se différencient que par des spécialisations superficielles issues de la même souche, stockées par L'ADN de l'espèce. Mais pour passer du vésicule inorganisé au DACU, il y a un saut qualitatif immense au delà même du problème de sa reproduction, car sa structure et ses organites sont relativement complexes, en particulier son centrosome avec ses deux cylindres de 27 tubules en triplets spiralés, son appareil de Golgi et ses mitochondries, et aucun état intermédiaire n'est viable (sinon on en trouverait encore aujourd'hui). Donc, il y a bien un modèle universel unique du vivant, dont nous avons déjà parlé, ce modèle est celui de la nature d'une entité non physique, que nous pouvons appeler mentale, organisatrice de la structure biologique du vivant, une entité mentale indispensable à sa survie car il a besoin pour cela d'une conscience, de distinguer, de juger des situations, de décider, d'analyser, etc., ce que la matière seule ne peut lui offrir.

 

 

DUALISME 3

 

36. DUALISME : Doctrine des deux natures universelles (suite et fin)
D'après ce qui précède, le ou les premiers DACU - LUCA apparaissent quand les conditions physicochimiques des vésicules impliquent qu'ils reçoivent une entité mentale et son interface, propre à les structurer et à les transformer en matière vivante. Ils peuvent alors se reproduire en se dupliquant puis se divisant. Leur entité mentale fait d'autant plus facilement de même qu'elle est non physique. Nous savons que le centrosome joue un rôle principal dans la division cellulaire en dirigeant la mitose. Sa structure géométrique pure ennéanaire évoque d'une façon troublante la structure ennéanaire de nos fonctions mentales telle que je la conçois, et il pourrait être la face physique de l'interface physique - mental, cependant ceci ne pourra jamais être démontré. Les deux natures vivent en symbiose, totalement distinctes mais inséparables, elles naissent, vivent, se reproduisent et s'éteignent ensemble depuis quatre milliards d'années. Le passage de l'uni au multicellulaire ne change pas grand chose, une nouvelle entité mentale émane au niveau supérieur d'organisation des précédentes, tout passe par la fécondation, la réunion de deux entités doubles mâle et femelle, puis leur division associative en suivant les stades successifs de l'embryon jusqu'à la naissance du bébé. Les centaines de milliards de centrioles ennéanaires présents dans l'ensemble de nos neurones jouent peut-être un rôle dans l'interface qui relie notre mental conscient, directif et analytique à notre cerveau exécutant ses instructions et lui transmettant des informations du monde physique extérieur.
Cette doctrine dualiste néo cartésienne, ne fait appel à aucune notion d'âme, de divin, de miracle, de réincarnation, ni de vie après la mort. Elle constate que nous héritons de deux entités liés, l'une physique : notre corps et son cerveau, l'autre non physique : notre mental, qui se reproduisent ensemble depuis quatre milliards d'années de la façon la plus naturelle, la plus banale et la plus élémentaire qui soit.

 

 

NOTRE IDENTITE MENTALE

 

37. NOTRE IDENTITE MENTALE
La proximité immédiate des deux natures physiques et mentale, qui existe au niveau de la bactérie monocellulaire permettant leur intrication transsubstantielle a cessé d'être chez nous, car notre entité non physique est devenue une structure directrice au sommet de l'édifice biologique, sans lien direct avec les cellules qui composent ce corps. Ce qui fait de nous des êtres avant tout mentaux, avec des propriétés radicalement différentes, ne se souc...iant pas des problèmes biologiques, car c'est le rôle du cerveau, et nous pouvons alors rejeter ce corps dans l'univers matériel spatiotemporel auquel il appartient. Bien que chacun ici, peut faire comme bon lui semble.
La découverte de vies extraterrestres présentant la même structure biologique que sur terre (celle de DACU - LUCA) viendrait confirmer l'existence de ce modèle universel du vivant. Cependant depuis plus de cinquante ans que les astrophysiciens cherchent, le problème c'est d'en trouver, et on peut de plus en plus craindre qu'ils n'en trouvent jamais malgré leur certitudes. Ce qui relancerait le problème métaphysique et aussi malheureusement les spéculations religieuses, si nous étions réellement les seuls êtres vivants sur cette petite terre fragile, phénomène unique dans tout l'univers et pas seulement dans notre galaxie locale. Il faudrait en conclure l'existence d'une loi d'exclusion du type de celle de Pauli, interdisant à la vie de se manifester une seconde fois dès qu'elle est présente sur une planète quelque part. Cela serait un peu dur à avaler et surtout encore plus dur à faire avaler aux autres, Alors continuons d'espérer en trouver un jour.

 

 

Le langage : Un outil de communication impropre pour penser

LA DICTATURE DU LANGAGE SUR LE SENS

 

39. LA DICTATURE DU LANGAGE SUR LE SENS n'a pas de raison d'être, d'abord parce que le langage est impropre pour penser, il est linéaire, arbitraire, culturel, lacunaire et souffre d'une syntaxe réductrice minimaliste.
Ne nous laissons pas abuser par ceux qui nous invitent à penser verbalement, ce serait enfermer notre pensée dans un espace exigu, stérile et incohérent, explorons au contraire la liberté d'une pensée créatrice hors du langage.
Donnons notre sens aux signes que... nous employons et créons pour communiquer avec les autres, et laissons s'indigner ceux qui refusent de laisser chacun penser comme il l'entend et veulent nous obliger à penser grâce à des significations conventionnelles collectives aliénantes. Nous nous débrouillerons toujours pour nous faire comprendre de ceux qui pensent librement.

 

 

 

 

 

AFIN DE MIEUX EXPRIMER SA PENSEE DANS NOTRE LANGAGE

 

40. AFIN DE MIEUX EXPRIMER SA PENSEE DANS NOTRE LANGAGE
Lire au préalable les articles Sémantique 1 à 7 qui se trouvent dans ma page General semantics et aux pages 11 à 23 de l'ouvrage "A la découverte de notre vie mentale", afin de vous familiariser avec MON langage et le cadre général dans lequel s'inscrit cet objectif.
En introduction examinons d'abord la gravure qui accompagne cet article, tirée d'un ouvrage de Robert Fludd édité en 1615. La pensée de ce médecin, grand hu...maniste de la Renaissance, est claire. C'est une pensée conceptuelle complexe et pour l'exprimer il utilise un dessin, une carte heuristique, destinée à faire découvrir sa pensée au lecteur, et d'abord à l'exprimer pour lui même. Comme toute figure géométrique fausse, ce dessin permet de représenter analogiquement des relations entre des concepts et des masses de sens, l'architecture d'une pensée, qu'il est plus difficile d'exprimer verbalement. Cependant, il est toujours possible de l'exprimer par une suite de paragraphes comme le fait Fludd dans son livre.
Dans cette gravure apparaissent aussi des termes latins. Sans nous attarder sur leur sens, remarquons que ces signes sont les siens, ceux qu'il a choisi et qu'il a associé au sens de sa pensée (moi-même j'aurais pu utiliser analyticum et volontarum dans mes cartes heuristiques, plutôt que 2 et 7, comme dans Astérix, mais les habitudes ont changé, et à part faire rire ce n'aurait pas servi à grand chose).
Il faut bien comprendre qu'il ne s'agit pas ici de transmettre fidèlement sa pensée aux autres (un autre sujet de préoccupation générale) mais seulement de traduire sa pensée dans un langage qui ne peut être que son propre langage et pas celui des autres. En effet, le langage ordinaire n'est pas suffisamment riche pour ce faire, et les signifiés conventionnels collectifs prêtés au signes (sous réserve qu'ils existent vraiment, ce que je nie) ne correspondent pas à nos sens personnels.

 

 

MIEUX EXPRIMER SA PENSEE DANS NOTRE LANGAGE

 

41. MIEUX EXPRIMER SA PENSEE DANS NOTRE LANGAGE
(suite de l'article 40)
Notre pensée doit tout d'abord être claire. C'est une condition préalable et pour cela il existe des techniques de résolution de problèmes et d'élucidation du flou (voir les exercices que mon site propose). Cet article suppose que cette condition soit remplie. Ensuite deux difficultés se présentent : Que ce soit bien votre langage et pas un langage conventionnel social structuré par des concepts qui ne s...ont pas les vôtres, et enfin que vous disposiez de suffisamment de signes pour exprimer votre pensée.
-- La première étape vise à construire votre langage. Et pour cela : rattachez votre sens personnel à tous les signes que vous employez et distinguez le du sens que les autres peuvent donner à ces signes. Vous verrez alors apparaître dans votre champ sémantique deux langages : Le vôtre, et celui des autres. Vous constaterez rapidement que ce dernier est multivalent car, à coté des significations conventionnelles, chacun donne des nuances de sens différentes, quand ce n'est pas l'opposé ou l'inverse, à ces signes. N'oubliez pas que vous devez associer vos signes à vos sens personnels et pas l'inverse, car le lien n'est pas réciproque (c'est ainsi et vous ne pourrez rien y changer, se sont des contraintes formelles de notre fonction analytique). Dès que vous aurez commencé à installer cette nouvelle structure de distinction en vous, cette construction de votre langage deviendra automatique et nous n'aurez plus guère besoin de vous en soucier, votre fonction analytique s'en chargera. Si vous rencontrez une difficulté, faites une restructuration consciente (voir "communion" page 109 de l'ouvrage : A la découverte de notre vie mentale, et l'exercice n°6 de la section 5 de mon site).
Vous constaterez aussi que des signes (des mots) ne vous conviennent pas et que vous les rejetez comme appartenant strictement aux autres (par exemple : Dieu, anges, âme, paradis, etc. si vous êtes athée et sont donc totalement vides de sens pour vous, ceci est vrai dans tous les domaines) et que vous avez besoin de plus de signes, c'est ce que nous verrons dans le prochain article.

 

 

MIEUX EXPRIMER SA PENSEE DANS NOTRE LANGAGE

 

42. MIEUX EXPRIMER SA PENSEE DANS NOTRE LANGAGE
(suite et fin de l'article 41)
Pour construire votre langage vous devez d'abord faire une sélection de vos signes, les affecter à vos sens, donc beaucoup en détourner de leurs sens conventionnels, ce qui vous permettra de réduire la polysémie qui règne dans le langage. Préférer les termes simples aux termes académiques purement conceptuels. Les percepts sensoriels du monde ne posent guère de problèmes, ce sont les percepts mentaux, moraux ou psychiques qui en posent, car dans ces domaines la langue française est pauvre et ne nous vient pas en aide.
Il vous sera parfois utile d'ajouter des indices à des signes, par exemple pour "geste" et "toucher" (quels beaux signes) pour distinguer le geste° et le toucher° mental du geste* et du toucher* physique. Vous serez peut-être aussi tenté de n'utiliser les verbes qu'à l'infinitif, et de signifier le temps, le mode et la manière avec des adverbes. Récupérer des symboles de toute nature est également possible. N'hésitez pas non plus à créer des signes composés pour de nouveaux concepts.
Il n'y a pas de règles pour ce faire car c'est votre langage. En fait cette démarche est avant tout une procédure d'affinement des nuances de votre propre sens et une démarche de cohérence sémantique que vous pourrez pratiquer en méditation. Donc c'est en soi un exercice mental bénéfique.
Ne vous inquiétez pas de perdre votre capacité de communication avec les autres. Au contraire, car meilleure sera votre cohérence sémantique, mieux vous saurez naturellement vous exprimer dans les langages de vos interlocuteurs immédiats et plus généralement quand vous vous adressez à un plus large public dans le langage des autres. Vous vous apercevrez alors que cette conscience et cette distinction du sens personnel loin de créer une cacophonie générale améliore la communication entre les hommes.

 

 

Le physicalisme : Une théorie non avérée abusive

ARGUMENTS CONTRE LA LOCALISATION DANS LE CERVEAU DE NOTRE CONSCIENCE, DES MONISTES PHYSICALISTES ET DES NEUROSCIENCES, ET DE LEUR THEOLOGIE NON AVEREE DU "CERVEAU QUI FAIT TOUT"

1) Argument métaphysique : Une seule nature implique sa nature chaotique, il y a donc au minimum deux natures, à l'évidence de notre expérience immédiate : une nature physique et notre nature mentale non physique. (voir exercice n°10, section 5 de ce site)

2) Argument quantitatif : Le cerveau possède environ 100 milliards de neurones, sa capacité de mémoire, comme de traitement de l'information est donc limitée par sa taille, alors que nous constatons la qualité non spatiale de notre mental, et que cela implique une propriété formelle : il n'est pas contraint par une limite de capacité de sens dès qu'il est capable d'en contenir. Il y a donc une incohérence dans la conviction moniste : La capacité limité du cerveau ne peut pas créer une capacité non limité en lui, ni hors de lui.

3) Argument ontologique : Que vous qualifiez ou non votre expérience mentale de subjective et donc, non pertinente pour la description du réel (ce qui reste à démontrer), vous ne pouvez pas nier son existence sans vous nier vous-mêmes, et si vous niez votre existence, vous êtes formellement incapables d'affirmer quoi que ce soit (en particulier que votre cerveau fait tout). Si vous affirmez l'existence de votre expérience mentale comme réelle, vous affirmez du même coup sa nature non physique, donc qu'il existe bien du non physique à coté du physique, ce qui est conforme au dualisme et contredit votre monisme physicaliste.

4) Argument de la rupture de la chaîne d'implications logiques, le gap du HARD PROBLEM : Vous ne pouvez pas affirmer comme s'il allait de soi que du biochimique et de l'électromagnétisme puisse créer par miracle de la conscience et du sens, et votre expérience mentale. Les neurones ne peuvent coder des informations que dans leur propre nature... biochimique ! Votre rapide conclusion n'est que l'affirmation et la conséquence de votre conviction métaphysique non avérée : Une pétition de principe, petitio principii, sophisme bien connu ! S'il y a de la conscience de sens, il faut bien que le cerveau le crée puisqu'il n'y a rien d'autre que lui ! Ce n'est pas très logique tout ça !

5) Argument de la non conscience du cerveau de lui-même : Mon être non physique est conscient de lui-même et de ses fonctions mentales non physiques. Par contre, il n'est pas conscient de l'activité biologique d'un cerveau qu'il n'est pas. Tout cela me parait assez logique. Je n'ai pas conscience que le cerveau ait conscience de lui-même, mais comme je ne suis pas lui, il pourrait l'être sans que j'en sache rien. Vous physicalistes, affirmez que je ne suis que ce cerveau et rien d'autre ! Je devrais alors avoir conscience de ce que je suis et de mon activité neuronale, or il n'en est rien, et pas conscience de l'illusion ou non de quelque chose qu'il n'est pas. D'ailleurs vous affirmez que cet être non physique n'est pas ! Comment ce cerveau pourrait-il alors avoir conscience de quelque chose qui n'est pas ? Pour ma raison non physique, c'est totalement irrationnel !

6) Argument de la suprématie de l'expérience mentale non physique sur l'expérimentation physique en matière de preuve. Chacun valide sa méthode d'expérimentation qu'il considère supérieure à celle de l'autre. Or, je me suffis à moi-même, je n'ai pas besoin de vos machines pour faire mes expérimentations. Vous par contre, vous avez besoin d'une conscience pour faire vos mesures, car sans conscience il n'y a rien. Votre conscience, quoi que vous affirmiez sur elle, est la condition préalable à votre expérimentation, elle est donc supérieure aux machines en matière de preuve.

7) Argument de la fatigue du cerveau : J'ai en permanence dans mon esprit dix articles à écrire, mais ma main sur le clavier ne suit pas, et ce cerveau m'annonce souvent "fatigue" m'obligeant à lui obéir et à le laisser se reposer, alors que moi-même je ne ressens aucune fatigue. Il m'est arrivé de repousser sa demande de repos pendant 72 heures mais je reconnais que ce n'est pas sain pour lui. Ceci me démontre le dualisme de nos deux êtres, car comment un seul être pourrait-il à la fois faire une demande et la refuser ? Il est physique et moi non physique, c'est l'explication la plus simple.

8) Argument du genre : Le cerveau est sexué, cela a été démontré par IRM, et d'ailleurs on s'en doutait puisque génétiquement (sauf erreurs) nos neurones sont XX ou XY. Or le genre de notre mental est culturel, c'est un choix d'identité, féminin, masculin, moi neutre, etc., il y a jusqu'à six genres acceptés possibles dans certaines cultures et potentiellement cette identité personnelle n'a pas de limite, ce qui montre en outre l'étendue de notre libre arbitre. Il est incohérent que notre cerveau se dote d'un genre en contradiction avec son sexe et fasse n'importe quoi, et menace ainsi la survie de l'espèce , c'est donc une autre identité qui décide, supérieure et indépendante du cerveau, non physique celle là.

9) Argument structurel : Les fonctions cérébrales sont liées et servent nos comportement physiques, elles se sont construites au cours d'une longue évolution biologique qui a commencé bien avant l'homme. Par contre nos fonctions mentales 1 à 9 sont des fonctions universelles du vivant. Elles correspondent à un modéle fondamental immuable propre au vivant comme la structure de l'atome est propre à la matière inerte. Compte tenu que notre entité mentale est non physique et non spatiale, elles sont inaccessibles au neurosciences et ne peuvent être découvertes que par des techniques d'introspection qui les distinguent des structures psychiques superficielles subjectives et variées. 

10) Argument de l'EMI (Expérience de Mort Eminente) : Les EMI sont des rêves particuliers très riches qui se produisent quand la personne est dans un état de coma après un accident grave ou une opération chirurgicale. Ces rêves sont très structurés et on y distingue quatre phases : a) Revue très rapide de toute sa vie, avec des détails oubliés. b) Sortie du corps avec expérience du type "passe muraille", la personne voit les médecins opérer et blaguer avec les infirmières, elle traverse les murs. c) Rêve bucolique en hyper définition avec des images magnifiques et zoom en microscopie. d) Tunnel et claire lumière dans laquelle elle retrouve des proches décédés, la personne se croit au paradis, mais son temps n'est pas venu et elle revient à la vie (il existe aussi des EMI négatives dans lesquelles elle se croit en enfer). On suppose que les EMI se produisent aussi au moment du gaspe mortel. Comme cela a lieu dans un état de coma avec parfois des périodes d'encéphalogramme plat, les neuros concluent que la personne est inconsciente, que tout ça est une illusion et qu'à son réveil la personne raconte des salades. On comprend que les neuros soient gênés, ben oui ! ce truc met toute leur Théorie du cerveau qui fait tout par terre. Seulement, hi, hi ! Il y a des millions de récits d'EMI, des groupes de survivants se réunissent pour en parler, des conférences, à tel point que dans certains hôpitaux les médecins avertissent les patients avant leur opération qu'ils peuvent en vivre et qu'ils ne doivent pas avoir peur. Cela fait des millions de menteurs, hi hi hi !

11) Impossibilité technique : La conscience d'être n'est pas une information spatiotemporelle mais la qualité d'un quale. Elle ne peut pas plus être codée par le cerveau que par un ordinateur, qui ne peuvent ici ne coder que des assemblages de caractères alphanumériques vides de sens. C'est la raison pour laquelle l'existence des qualia est farouchement niée par les physicalistes. Un déni de réalité.

12) Argument de la dénomination : Les neurosciences er en particuliier la psychologie cognitive affirment, avec juste raison, que notre cerveau est une sorte d'ordinateur biologique traitant de l'information, c'est-à dire tout ce qui est détectabledans l(univers physique, selon des lois biologiques.

L'espèce humaine a créé des milliers de langages, et chacun de nous peut librement créer des signes et leur donner du sens (ce dont je ne me prive pas). Or les lois biologiques d'une espéce sont les mêmes pour tous, le cerveau ne devrait que créer le langage qu'implique ses lois biologiques, car il ne fait que les appliquer. Donc il ne peut être à l'origine de nos langues, notre liberté de dénomination sans limite est une des capacités de notre entité mentale non physique, indépendante du cerveau. C'est une preuve de son existence et du dualisme.

13) Argument du souvenir de nos qualia. La façon dont parle Stanislas Dehaene, professeur titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France, de la conscience phénoménale, des qualia est sans appel : " Dans quelques décénies, la notion même de qualia, ces quanta d'expérience pure, dépourvus de tout rôle dans le traitement de l'information sera cionsidérée comme une idée étrange de l'ére préscientifique."

L'imagerie IRM prouve qu'il y a une activité dans le cerveau, ce dont personne ne doute, mais laquelle ? car ici tout est question d'interprétation. Pour les dualistes le cerveau est un organe biologique qui ne pense pas, qui gère le bon fonctionnement organique, traite et transmet les informations en provenance de nos sens à notre entité mentale sémantique, et exécute en retour les instructions qu'il reçoit d'elle via l'interface mental/physique. Pour les "mon cerveau fait tout" monistes, ces images localisent nos activités non physiques dans le cerveau, après exclusion bien sûr de tout ce qu'il ne peut pas coder, d'où le rejet sans appel de nos qualia et de notre expérience intime. Ils n'étudient en fait que nos comportements physiques, mais c'est rejeter des activités qui bien que mentales n'en sont pas moins réelles.

Or, nous avons le souvenir de nos qualia et plus encore de nos expériences structurantes, et pour certains de nos grandes expériences mystiques, qui comptent parmi les plus puissants de nos souvenirs. Comme le cerveau est incapable de les coder, c'est que leur mémoire se trouve ailleur, dans notre entité mentale indépendante de lui. Ce qui prouve que nous disposons d'une mémoire sémantique, hors du cerveau, gérée par notre fonction analytique, où nous retrouvons tous nos autres souvenirs, dont la nature ne différe pas des premiers. Alors que le cerveau ne dispose que d'une mémoire biologique à laquelle nous n'avons pas accès.

14) Argument des gestes mentaux opérables sur le cerveau, par exemple pour déclencher un ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response ou orgasme mental) ou sortir de la paralysie su sommeil. Ces gestes mentaux démontrent une fois de plus que notre mental non physique, notre conscience et la direction souveraine de notre être sont indépendantes du cerveau, que nous le dirigeons et pas l'inverse. Que le cerveau est incapable de réaliser cela, car ce serait agir sur lui même par une contrainte extérieure à lui même, or s'il peut évoluer selon sa logique propre, il ne peut pas se transformer lui-même en échappant à ses conditions biologiques. Ce qui invalide la position de principe moniste physicaliste et même le dualisme de phénomènes. 

15) Argument des illusions optiques. Comme le disait Bergson, notre perception est en grande partie un acte de remémoration. Les illusions d'optiques démontrent que nous ne percevons pas une image brute construite par notre cerveau, mais une interprétation de celle-ci par notre fonction analytique non cérébrale en vue du partage d'une information enrichie de sa connaissance des choses, qu’il puise dans sa mémoire sémantique, avec toutes nos fonctions mentales. 

16) Argument des couleurs et d’une façon générale de nos qualia d’expérience pure. Dans l’environnement physique de notre corps les couleurs n’existent pas. Il n’existe que des longueurs d’ondes électromagnétiques. Notre cerveau code les informations qu’il reçoit des cônes et des bâtonnets des cellules sensorielles qui tapissent la rétine de l’œil par des nombres qui les distinguent. A son niveau il n’y a pas, et il ne peut pas y avoir de couleurs, car les couleurs sont des qualités de qualia qui n’apparaissent qu’au niveau mental sémantique qu’il est incapable de coder et qui n’interviennent pas dans son traitement de l’information. Ces couleurs, comme tous nos qualia de produits conscients, sont des créations qualitatives distinctives de la fonction analytique de notre entité mentale non physique. Les cybernéticiens affirment avec une grande logique que le cerveau est comparable à un ordinateur, et qu’il fonctionne comme lui avec des codes alphanumériques. Si nous étions ce cerveau nous serions conscients de ces codes et non de qualia qualitatifs, si nous ne sommes pas conscients de ces codes cérébraux c’est que nous ne sommes pas ce cerveau mais autre chose qui le domine et agit sur lui. 

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© Jean-Louis Tripon

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