Exercices mentalistes

 

J'aurais souhaité la collaboration de thérapeutes professionnels spécialistes en particulier de la PNL, de l'hypnose ericksonienne ou de psychanalystes, afin de mettre au point avec eux des thérapies, des stages et des séminaires dont ils auraient pu se servir. Ceci n'a pas encore pu être possible, les personnes contactées préférant continuer à exploiter leurs petites chapelles plutôt que de s'ouvrir à d'autres techniques, et peut-être aussi parce que mon cadre conceptuel heurte trop leurs convictions métaphysiques. Je le regrette, en attendant l'ASFM propose dans cette section un ensemble gradué d'exercices dant le but de parvenir à la maîtrise mentale qu'elle propose. Ces exercices sont déja en partie présents dans les ouvrages et articles du site, il sont rassemblés ici dans un but pédagogique.

 

 

Avant d'entreprendre ces exercices, il est conseillé de lire au préalable l'ouvrage "A la découverte de notre vie mentale" section 6, et les articles de la section 4 afin de se familiariser avec de nouveaux concepts. La mise en place de ces exercices demande du temps et sera progressive. La possibilité de faire des commentaires dans la section 7 a été réactivée. Je serais heureux d'avoir des retours concernant ces exercices afin de pouvoir tenir compte de vos impressions et suggestions pour les améliorer.

Comme je tente ici de vous faire découvrir la réalité des fondements de votre être mental singulier non physique et que je ne dispose pas d'un langage commun apropprié pour le faire, mais que j'utilise la suggestion, vous rencontrerez de l'incompréhensible. Ne vous inquiètez pas, c'est normal, ce n'est pas de votre faute ni d'un manque de culture, mais d'un manque d'expérience de ce domaine. Dans ce cas, passez simplement à l'exercice suivant.

 

 

Exercice n°1. Sémantique

Le mot n'existe pas, il existe des signes collectifs et votre sens personnel. Toute la linguistique repose sur une théorie fausse, il n'existe pas de signifiés collectifs et comme dit Alfred Korzybski dans "Science and Sanity" : La théorie actuelle est probablement nuisible à la santé de la race humaine. Je confirme, cette théorie est nuisible à votre santé mentale et tant que vous ne l'aurez pas rejetée vous ne pourrez pas accéder ni maîtriser vos fonctions mentales. C'est le premier pas.

Vous créez du sens en permanence, celui-ci évolue sans cesse enrichi de toute nouvelle expérience, c'est ce que démontre Proust dans "La Recherche". Ce sens s'accumule et vient nourrir votre champ sémantique. A ce champ vous associez des signes, des signes collectifs et aussi tous ceux que vous désirez créer. Ces signes sont comme des miroirs qui reflètent votre sens personnel. Votre sens est abondant, complexe, flou et parfois paradoxal, relié à une multitude d'autres sens, et surtout c'est le vôtre. Sachez le distinguer à tous instants du sens de l'autre et des suggestions de sens des dictionnaires. Pour cela descendez vers votre mémoire pour y retrouver les racines de votre sens : votre maison, votre ville, l'école ou l'église de votre enfance, l'amitié, l'amour, le sexe, vos mers et vos montagnes, vos émotions et vos passions, votre éthique et vos savoirs, vous avez l'embarras du choix car votre sens est immense. Renouvelez cet exercice autant de fois que vous pourrez. Construisez votre altérité sémantique. 

Peu à peu vous verrez s'établir une distinction entre votre sens personnel et celui de l'autre et des autres. Constatez que vous igorez le sens de l'autre et que vous l'interprétez grâce à votre propre sens, c'est une pratique de votre imagination. Méfiez-vous des concepts, souvent les concepts ne vous appartiennent pas, correspondent à des idées fausses ou sont vides de sens, du pur psittacisme. Rejetez radicalement les dénominations de choses non avérées, de fantasmes de divinités, de mythes, de licornes roses, des concepts erronnés de mot, d'inconscient, de peuple, de nation qui appartiennent aux autres mais pas à vous, là encore vous avez beaucoup à faire pour nettoyer votre champ sémantique.    

                                  

Exercice n°2. Voyager dans les ensembles d'ensembles de sens

En dirigeant votre concentration 6 par votre direction volontaire 7d vous pouvez voyager dans les ensembles d'ensembles de sens de votre mémoire. Ouvrez l'image jointe pour mieux la voir, toutes les images de ce site peuvent s'ouvrir en cliquant pour être vues grand écran. Les taches virevoltantes bleues de sens de cette toile d'Alexandre Beridze dissimulent une carte du monde et les lignes concentriques signalent votre pouvoir opératif de concentration. Cet exercice doit se pratiquer en méditation les yeux fermés. Evoquez cette mappemonde et rapprochez-vous en, c'est un portail géographique au sein de votre mémoire, circulez dans les territoires puis atterrissez dans les souvenirs des lieux que vous connaissez, naviguez dans les campagnes, les villes, les musées. Ce portail mêne à d'autres portails, historiques, économiques, politiques, de travail ou de loisir.

Si vous n'avez pas développé suffisamment ce portail pour qu'il soit vraiment efficace, ne vous en souciez pas car votre mémoire contient d'autres richesses. Rendez-vous page 46 du texte Sémantique et fonctions mentales (Pdf section 3) vous y trouverez votre TGM, votre Tableau Général du Monde qui contient 81 portails décrits dans les pages 47 à 49, le portail géographique étant le I/V. Explorez les portails qui vous conviennent le mieux, passez de l'un à l'autre pour continuer cet exercice. Ce tableau est la représentation analogique de l'ensemble de vos interactions au monde extérieur. Vous pouvez aussi lier les cases de ce tableau deux à deux pour explorer les progrès de la médecine, l'histoire du sport et les métiers de vos amis ou de vos voisins par exemple, car ce portail de portails se subdivise dans tous les sens. C'est votre encyclopédie personnelle. Bons voyages.

 

Exercice n°3. Apprendre la grille ennéanaire

Lire au préalable les articles suivants de la section 4 :

-- Grille ennéanaire du 14-9-2016

-- Comprendre comment fonctionne la grille ennéanaire du 2-1-2017

-- Développement du champ sémantique du 20-2-2017

Cette grille est une carte heuristique de nos fonctions mentales, ou plutôt des ancrages de sens dans notre mémoire qui permettent d'y accéder. Ces neuf signes sont des icones qui ne représentent pas des nombres mais des liens à du sens ou ce sens lui-même, la saveur de nos fonctions mentales, de leur émergence et de leurs produits (voir section 2). La forme et la position de ces symboles sont arbitraires, même si on peut y voir une certaine logique, ils sont simplement tels que je les ai créés et que je les utilise avec satisfaction depuis 40 ans. Visualisez cette grille en méditation, retenez la localisation de ces neuf contenants dans cet espace analogique, car c'est à la position de ces contenants que vous devrez affecter du sens, pour réaliser ces ancrages dans votre mémoire. C'est une étape par laquelle il faut obligatoirement passer et consolider si on veut réussir. Vous pouvez personnaliser cette grille à votre convenance, y ajouter des couleurs, des vases et des objets, ce qui est important c'est qu'elle devienne vôtre, en sachant qu'elle disparaîtra pour laisser la place à la saveur permanente mais discréte de vos fonctions mentales.

La conscience 5 vous accompagne, associez votre conscience d'être concient au contenant (5) qui lui revient dans cette grille. Dans l'excercice précédent vous avez éprouvé votre volontaire 7 diriger votre concentration 6, ces deux fonctions sont dissociées, associez leur saveur et leur pouvoir opératif respectif aux positions 7 et 6 de la griile, au besoin renouvelez cette expérience de voyage. Dans les exercices suivants nous verrons d'autres fonctions opérer, n'oubliez pas d'associer leur saveur à la grille, c'est ainsi que se réalisent les ancrages.

 

Exercice n°4. Cycle mental 7d - 2 - 7j - 7d

Lire au préalable l'article page 101 du livret A la découverte de notre vie mentale

En période de veille, la direction volontaire 7d dominante, siège du sentiment du soi, dirige notre vie mentale. Elle fait souvent appel à l'analytique 2 pour des opérations courantes comme pour résoudre des problèmes. Elle engendre alors un cycle mental qui partant de son objectif initial, déclenche la proposition de l'analytique 2, avant d'être jugée par le jugement arbitraire 7j, puis retourne à la volontaire pour entamer s'il y a lieu un nouveau cycle. C'est ce que l'on appelle couramment le raisonnement mais la raison n'est pas une fonction mentale, c'est une synergie à laquelle participent les pouvoirs de distinction, d'analyse et d'imagination de l'analytique, et les deux sous fonctions direction et jugement de la volontaire. A ce noyau central s'ajoute la concience 5, qui peut paraître parfois s'éclipser dans la tension mentale d'un processus de découverte, la concentration 6 et la remémoration 1.

Vous vous servez de ce processus en priorité pour traiter à peu près tout ce qui se présente, et vous pouvez distinguer ses trois composantes principales en rappelent que cette distinction appartient au pouvoir opératif de l'analytique, et démontrer ainsi que c'est sottise de dire que la raison ne peut pas s'analyser elle-même.

Dans le cas de résolution hors du connu de problèmes pour lequel vous ne disposez pas en mémoire de structures comportementales préinstallées que vous mettez en oeuvre presque inconsciemment, vous devez être vigilant à la procédure de demande de 7d à 2 pour obtenir des résultats car l'intuition géniale ne tombe pas du ciel. Vous devez savoir que le langage ne fonctionne pas et que les concepts ne fonctionnent guère car l'analytique travaille essentiellement avec des percepts mentaux. Que vouloir (la solution d'un problème) ne donnera rien, il faut vouloir (décomposer, analyser, structurer les éléments résolutoires, proposer des alternatives... du (problème)) pour que l'analytique puisse répondre et que cette demande s'adresse bien à lui et pas à une autre fonction, sinon cela tombera dans le vide et rien ne viendra de lui, même s'il avait des éléments de réponses.

 

Exercice n°5. Signalement de l'innovant : Liaison 7j<->2

Le jugement arbitraire 7j et l'analytique 2 sont en interaction permanente, car 7j qui ne juge qu'en fonction de ses grilles préinstallées à besoin des informations de 2 pour produire ses jugements, ses demandes sont directes et immédiates et ne sont pas relayées par la direction volontaire. On l'observe particulièrement bien quand quelque chose de nouveau apparaît en conscience, expérience ou élément de solution. 7j ne fait pas appel à la remèmoration 1 mais à l'analytique qui fouine très rapidement en mémoire dont il est le souverain, pour pouvoir affirmer à 7j que ceci est neuf et remonter des éléments de souvenirs d'articulation du neuf avec l'ancien. Le jugement arbitraire valide immédiatement cette réponse qui peut déclencher un questionnement de la direction volontaire et initier un nouveau cycle mental.

Vous avez sans doute éprouvé de nombreuses fois cette impression de nouveauté. Bien que cette interaction soit rapide et automatique elle vous permet de distinguer clairement ces deux fonctions et vous pouvez installer votre ressenti dans la grille ennéanaire.

 

Exercice n°6. Communion mentale

Ce que j'appelle communion mentale (lire page 109 de l'ouvrage : A la découverte de notre vie mentale -- téléchargeable section 6) est une restructuration consciente impliquant une interaction forte de cinq de nos fonctions mentales, à savoir : notre conscience 5, notre volontaire 7, notre concentration 6, notre analytique 2 et notre joker(la foi) 9.

Pour l'opérer vous devez d'abord concevoir une représentation mentale claire de la structure comportementale que vous désirez abandonner et de celle par laquelle vous voulez la remplacer. Cela peut être un comportement physique ou mental, une attitude, une conviction, une phobie, un trauma psychique, une ligne directrice de vie, il n'y a pas vraiment de limite aux applications de cette technique. Ensuite, vous les rapprochez et vous les liez à l'aide de la concentration 6. Le joker 9 opère dès que ce lien est suffisant et transfére l'énergie qu'il avait mis dans la première à la seconde. A cet instant (sauf si vous êtes ataraxique) la pathologique 3 émet une grosse bouffée de stress positif (joie) qui rompt la concentration et la communion qui n'a plus de raison de perdurer, la restructuration étant faite.

 

Exercice n°7. Evaluer l'énergie mentale 8

Dans notre vie mentale nous ne mesurons pas les choses comme des grandeurs physiques, nous les évaluons ou les apprécions, que ce soient des grandeurs quantitatives comme l'énergie mentale 8 ou des réalités qualitatives.

Vous pouvez facilement évaluer l'énergie mentale attaché à du sens en mémoire en choisissant une catégorie familière d'une case de sens.

Exemple : Si vous aimez les oiseaux, vous pouvez choisir cette catégorie. En la suggérant, le sens attaché à l'oiseau qui portera la plus grosse charge d'énergie p8 de cette case émergera le premier de votre mémoire, puis viendront ceux chargés d'un  niveau d'énergie plus faible et dégressif.

Exemple : Les expériences structurantes de votre vie. Les niveaux d'énergie de cette catégorie sont beaucoup plus élevés, le principe est le même, vous pouvez les ranger par ordre décroissant et ici, les évaluer davantage.

Vous remarquerez que le volume de charge est fonction de l'affect qui a accompagné l'expérience initiale, ce qui est normal puisque la fonction pathologique 3 est celle qui utilise le plus d'énergie mentale dans ses émergences. Et qu'ensuite, l'histoire de ce sens constituée de remémorations successives, de jugements et d'analyses a joué un rôle pour renforcer cette charge, alors qu'au contraire la résilience a eu un effet inverse, l'abbaissant avec le temps. La pathologique n'est pas la seule à charger ces sens, toutes les fonctions font de même, les charges qu'elles y associent sont seulement de plus faibles intensités.

 

Exercice n°8. Penser en infralingue A

L'infralingue est la nature du champ sémantique sur lequel est nécessarement construit notre langage (voir page d'accueil). Le langage est notre technique de communication avec autrui, mais ce n'est pas un bon outil pour penser et traduire fidèlement la réalité de notre sens (lire les articles "Linguistique" et "Sémantique" de la section 4). Donc, il vous faut apprendre, si vous voulez penser plus juste et exploiter comme il convient vos fonctions mentales, à penser en infralingue, et ce n'est pas une mince affaire.

a) Première étape : Au lieu de penser en phonèmes, remplacez les par des : tic, tac, toc, tec. C'est peu de chose mais cela permet de prendre une certaine distance avec la langue et sa syntaxe.

b) Deuxième étape : Prenez des bouts de textes en remplaçant les verbes d'action par des infinitifs additionnés d'adverbes de temps ou de manière, s'il y a lieu, les verbes d'état par des participes présents, supprimez tous les termes inutiles, separez les unités de sens et analisez leurs relateurs. Exemple : (...) si j'avais agi autrement avec mon ami, il ne m'aurait pas menti, et notre projet commun existerait encore. = (contater que) si agir-passé autrement avec mon ami /implique/ il non mentir-passé moi /plus implique/ notre projet commun existant encore. Le contexte mental (constater que), éludé dans la première phrase, est important et peut être remplacé par d'autres verbes. Les relateurs : /implique/ et /plus implique/ sont plus explicites alors qu'ils n'étaient que sous entendus par le contexte. Certes ce n'est pas très élégant, mais c'est plus prroche de notre pensée infralingue. Enfin, remarquez qu'il y a beaucoup de sous entendus, dans cette phrase, que votre interlocuteur serait incapable de deviner : (autrement), (mon ami), (projet) qui sont chez vous très riches de sens et que vous percevez en infralingue.

 

Exercice n°9. Penser en infralingue B

L'image est beaucoup plus riche que la précédente. La partie basse évoque votre champ sémantique, la partie haute le sens qui en émerge pour constituer votre pensée.

c) Quand vous réfléchissez verbalement en méditation, de temps en temps arrêtez votre pensée et essayez de reconstituer en infralingue le sens de votre construction verbale précédente, laissez émerger votre champ sémantique pour enrichir des termes comme (autrement), (ami), (projet) dans le dernier exemple. L'idéal serait que cette pensée analysée en infralingue concerne votre fonctionnement mental. L'objectif est de parvenir à un écoulement fluide et rapide de votre pensée infralingue, et vous constaterez qu'elle devient de moins en moins linéaire et s'enrichit de satellites, ce qui demande un entraînement quotidien. Remarquez que cette pensée est plus froide, plus harmonieuse et sans ambiguïté, même si vous y décelez du flou, du complexe et du paradoxal, parce que cette expression n'est pas un miroir de vous-mêmes, mais simplement vous-mêmes sans miroir.

Ne craignez pas de perdre votre langage. Au contraire, il deviendra plus précis, plus spontané et plus élégant. Ceci s'explique parce que vous n'éprouvez plus le stress sémantique de la difficulté d'exprimer votre pensée avec des mots, vous avez savouré votre pensée infralingue juste et claire, qui se traduit automatiquement dans un langage qui n'est plus votre problème mais celui des autres.

 

Exercice n°10. Penser métaphysique

Le monisme c'est une seule nature. Il y a un monisme physicaliste (tout est matière) et un monisme spiritualiste (tout est esprit). Métaphysiquement le monisme ne fonctionne pas. S'il n'y avait qu'une seule nature, la seule nature possible serait le chaotique. Au rang deux, il y a deux natures (physique et mental). Je me présente souvent comme dualiste car ce courant philosophique existe et c'est donc pour moi plus facile à expliquer, en fait je suis trialiste car je n'oublie pas la réalité du système métaphysique lui-même qui gouverne les mondes par ses principes, ses lois, ses modèles et ses contraintes : Le permanent.

Notre univers semble trialiste, mais en fait il peut contenir des natures que nous ne pouvons percevoir. Donc les rangs 4, 5, 6, etc. peuvent exister dans notre univers comme dans des univers parallèles. Pourquoi penser métaphysique ? Parce que pour penser métaphysique, il faut accepter que le pire des étranges soit possible, or dans notre monde mental ne se trouve sans doute pas le pire du pire des étranges mais beaucoup d'étrange quand même. Donc pour le découvrir dans sa plénitude, il faut garder à l'esprit que quelque soit notre cadre conceptuel, il existe un au delà, un étrange, qui est possible dans notre monde mental. ce concept de l'étrange peut devenir un percept, le percept de l'au delà de notre cadre conceptuel, qui n'est pas un possible ni un impossible de ce cadre, mais un au delà, d'une indéfinie étrangeté. Il n'y a pas meilleur moyen de cultiver ce percept d'étrange, indispensable pour progresser dans la découverte et la maîtrise de notre vie mentale, que penser métaphysique.

 

Exercice n°11. Les qualia, un quale A

Un quale est le contenu intégral de sens d'une expérience mentale consciente, c'est à dire que nous ne vivons qu'une succession de qualia dans une sorte de fondu enchaîné. Il peut y avoir des qualia purement mentaux, hors de la présence d'une relation au monde extérieur dans le quale, c'est le cas dans le rêve, la méditaton profonde, mais aussi quand dans la période de veille, la concentration dans une activité mentale est telle que monde s'efface complètement, un phénomène que les chercheurs connaissent bien.

Dans la période de veille, les qualia sont le plus souvent mixte avec une composante sensorielle et une composante mentale souvent la plus importante. Il ne peut pas y avoir de quale purement sensoriel car il s'accompagne nécessairement de conscience, sinon il n'y à rien, et la conscience est mentale. Presque toujours, ce type de quale s'accompagne d'affects, de pensées et de jugements, de tout ce que nos fonctions mentales peuvent produire, avec la présence dominante de la fonction motrice 4 quand nous sommes dans l'action physique.

Examinez et distinguez tous ces types de quale grâce à votre fonction analytique 2.

 

Exercice n°12. Qualia B

C'est notre conscience 5 qui réunit toutes les composantes d'un quale, et réalise son unité, même quand elles n'ont aucune relation entre elles, comme la présence diffuse d'une sensation corporelle lors d'un songe superficiel.

Un quale exprime le contenu de l'actualité immédiate de notre vie mentale, même quand il révèle des souvenirs ou des stuctures permanentes, mais il ne faut pas oublier que notre vie mentale est un fluide dynamique qui s'écoule dans l'intemporel présent de notre conscience, dont le contenu évolue et se transforme selon son propre rythme.

Il ne faut pas oublier non plus que notre conscience possède des filtres destinés à ne pas encombrer ses qualia, ce qui implique que nombreuses sont nos activités mentales non conscientes dans l'instant mais pas inaccessibles. Dans ces dernières distinguez deux classes :

A) Vos activités validées performantes, devenues depuis longtemps automatiques, et qui ne nécessitent plus votre pleine conscience pour être activées car vous utilisez un raccourci pour le faire.

B) Les soubassements de vos activités conscientes, en particulier les opérations automatiques de votre fonction analytique 2 qui ne sont pas formellement inaccessibles, au sein desquelles il n'existe aucun inconscient freudien.

 

Exercice n°13. Qualia C

Un quale présente de nombreux éléments dans lesquels vous pouvez distinguer par 2 des percepts physiques et mentaux et des concepts (Comme tout en nous est mental, le terme percept physique désigne un percept mental concernant notre corps et le monde extérieur, tel que nos sens biologiques avec toutes leurs imperfections le construisent. Il est à distinguer de nos représentations du monde, de notre corps et de nous-mêmes, qui elles, sont conceptuelles). Si vous avez un doute pour distinguer entre percept et concept, pratiquez de la façon suivante à l'aide de votre jugement 7j :

UN PERCEPT est ce qu'il est, authentique. Aussi, tenter de porter un jugement de vérité sur un percept n'a pas de sens : Je perçois des qualités, c'est une évidence incontestable. De même, l'expérience que vous faites de votre conscience, vos émotions ou de votre pouvoir de distinction, etc. est un constat de ce qui est en vous.

UN CONCEPT est une abstraction et un assemblage au gré de votre imagjnaire. Il n'est pas la réalité de ce qu'il représente et donc peut toujours faire l'objet d'un jugement de vérité. De fait, toute connaissance hors tautologies est plus ou moins fausse et approchée. Ainsi la terre n'est ni plate, ni une sphére, c'est un géoide proche de l'ellipsoïde de Clarke, et dire que c'est un géoide est une dénomination arbitraire.

En résume, un quale est une unité d'expérience et un percept une unité de sens.

 

Exercice n°14. A la découverte de votre fonction volontaire

En lisant cet exercice, vous vivez à chaque instant un quale qui se transforme. Je ne veux pas présumer de ce que vous vivez, juste vous donner quelques indications.

Ce quale est complexe : Il y a d'abord une image suggestive et un texte de signes sur votre écran d'ordinateur, soit deux percepts physiques dans le quale, qui tous deux sont déjà complexes. Votre analytique 2 est en mesure de donner du sens à ces deux choses et même de les mettre en relation en utilisant trois procédures différentes qui font appel à la mémoire qu'il gére, à ses outils de reconnaissance visuelle et linguistique, et à son système de résolution. 2 et ses produits p2 constituent une première présence de la dimention mentale de votre quale. Elle est très complexe, mêlant percepts mentaux et concepts, je vous épargne les détails et le soin de tout distinguer, mais elle n'est pas la seule présence mentale dans ce quale.

Il y bien sûr aussi votre conscience 5 révélatrice, sans laquelle il ne serait pas, le zoom de votre concentration 6 qui vous permet de passer rapidement d'une chose à l'autre, et surtout les deux aspects complémentaires de votre volontaire 7 : la direction volontaire 7d et le jugement arbitraire 7j. C'est la synergie la plus ordinaire 2 5 6 7d 7j de notre période de veille qui peut déclencher du 1 3 4 9, sans oublier que 8 et 4 sont nécéssairement présentes puisque vous êtes en contact avec le monde extérieur. 7d est l'intention qui vous anime, vous pousse à lire, à comprendre et à faire cet exercice. 7j est le jugement qui l'accompagne, votre appréciation bonne ou mauvaise, utile où pas, vrai ou faux, etc., cette dernière chose se décompose en multiples nuances.

Vous pouvez percevoir, resentir et analyser tous ces aspects en infralingue holistique. C'est comme savoir planter un clou, cela demande un apprentissage, de l'entraînement, de la ténacité et de la patience.

 

Exercice n°15. Votre fonction volontaire face au questionnement du vide

En méditation, quand vous désirez par votre direction volontaire 7d accomplir ou découvrir quelque chose sans employer les bonnes procédures, vous ne pouvez pas aboutir à grand chose. C'est ce que suggère l'image ci-contre, des "cendres" ou de la "neige", mêlées de frustrations. Si vous disposez des bonnes techniques en particulier en pensée infralingue, et qu'elles sont bien ancrées dans votre mémoire, c'est une chose dont vous ne risquez pas de souffrir, qui explique l'échec de l'introspection en psychologie. Car il ne suffit par de vouloir faire, il faut savoir faire.

C'est ce que j'ai appelé le questionnement du vide. En effet, faute des bonnes procédures, la direction volontaire 7d ne s'adresse pas à la fonction analytique 2, sensée lui répondre et lui fournir des propositions plus ou moins exploitables, mais manque sa cible, donc ne questionne que le vide et sa demande glisse stérile dans la mémoire. C'est un erreur fréquente du débutant. Si les recherches au sein du connu s'adressent à la remémoration et les recherches conceptuelles impliquent une réponse conceptuelle imaginaire, les recherches techniques hors du connu exigent une forme perceptuelle afin que l'analytique 2 puisse y répondre, car travaillant avec le sens rangé dans la mémoire qu'il gére et non avec des signes, il ignore les formes linguistiques autant que celles qui sont mal structurées.

 

Exercice n°16. Le tableau de bord des objectifs de votre direction volontaire 7d

Notre direction volontaire 7d responsable de notre survie, de notre liberté, et de notre efficacité physique et mentale, crée, gére et donc dispose d'un tableau de bord d'objectifs (et non de besoins) que nous en ayons plus ou moins conscience. Le connaître, l'explorer et le gérer conscemment augmente son/notre efficacité. C'est le but de cet exercice.

En fait, c'est assez facile, il suffit que 7d(vous), posez la question (avec du sens mieux qu'avec des signes) : Quels sont mes objectifs ? et les laisser apparaître dans votre conscience. Vous allez y distinguer trois groupes :

Les NECESSAIRES à votre survie, de l'alimentation à la santé,

Les TRIVIAUX sociaux économiques, ambitions et loisirs,

Les NOBLES de dépassement de vous-mêmes dans les domaines de la culture, de la connaissance et de l'évolution de l'esprit. Ces derniers manifestent l'aspiration au développement de votre être mental de votre fonction 9, le joker(la foi) (sans connotation religieuse).

Si vous(7d) vous trouvez confrontés à un questionnement du vide (exercice n°15), allez dans ce tableau de bord, dans les objectifs nobles, vous y trouverez un tas de questions en suspend, mais déjà avancées dans des procédures de résolution avec 2, donc dans le bon fil et pour des choses qui vous importent vraiment, que vous pouvez poursuivre en commençant par rappeler leur éléments en mémoire.

 

Exercice n°17. Liberez votre sentiment du soi de l'égotisme 

Le sentiment du "soi" est un sous-produit de notre fonction volontaire 7. Il n'accomplit rien, car ce n'est pas une fonction mentale mais simplement du sens. L' "être soi" philosophique n'existe pas vraiment. Idéalement, il baigne en suspension dans le vide, sans aucune attache. Sa vacuité est une source de puissance et d'énergie.

L'ego apparaît quand vous associez à ce sentiment des ambitions, des désirs, des avidités pour l'argent, le pouvoir et la domination des autres. Votre être vivant devient alors l'esclave de votre égotisme, et vous vivez dans l'enfer de cette aliénation.

La psychologie est la science des caractères et des propriétés des mécanismes malsains qu'il est possible d'installer en soi et donc en vous. Mais ce sont des structures superficielles et il appartient à chacun de s'en délivrer en coupant un à un tout les liens qu'il a associé à son sentiment du soi.

Enfin, l'égotisme enferme les gens dans une représentation monopolaire d'eux-mêmes, ils se perçoivent comme un moi qui fait tout, c'est une illusion. Ce moi ne fait rien, se sont nos fonctions mentales qui font. Aussi quand vous prenez conscience de la réalité de leurs activités, votre représentation de vous-même change, elle devient ennéanaire, et votre sentiment trouve dans ce contexte sa vraie place : un simple sens, certes attaché à votre direction volontaire, mais qui ne fait rien. Vous devenez alors ennéanaire, et la maîtrise de vos fonctions mentales, vous-mêmes, devient plus facile.

 

 

Exercice n°18. Qualia D, quale de pensée infralingue

Dans la pensée infralingue pure, hors de toute présence du monde extérieur et des sensations sensorielles de votre corps dans le quale, vous n'y trouvez que des percepts, des concepts et des assemblages conceptuels de percepts et de concepts. Ces percepts et ces concepts n'ont pas la même valeur, si l'authenticité des percepts est indiscutables, les concepts restent soumis à un jugement subjectif, même s'ils sont contruits sur une base de percepts (et cela vaut mieux sinon ce ne sont que des simple idées).

La pensée infralingue est essentiellement pratique et s'accompagne de gestes mentaux. C'est cette pratique et les résultats qu'elle atteint qui la justifent et la valorise même quand elle véhicule des concept douteux, car ce qui compte dans une pratique c'est le faire y compris avec des modèles et des figures conceptuelles fausses ou seulement partiellement vraies. Chistophe Colomb a découvert l'Amérique avec de fausses cartes, mais l'océan, le vent, les courants, les voiles, le bateau et l'équipage étaient vrais. Et bien, ici c'est pareil ! 

Quand vous vivez ce type de quale, apprenez à distinguer les concepts (ce qui peut être faux), des percepts qui peuvent être jugés plus ou moins intéressants, utiles, nouveaux, étonnants, banals ou ordinaires, mais pour lesquels le jugement de vérité n'a pas de sens.

 

 

Exercice n°19. Développez votre distinction analytique

Le premier pouvoir opératif de votre fonction analytique 2, sur lequel s'appuient toutes ses modalités et qui caractérise sa saveur évidente, est son pouvoir de distinction des qualités de sens. Or, comme pour toutes les autres fonctions mentales, ce pouvoir s'aiguise par la pratique et l'entraînement. Son raffinement est probablement sans limite, ce qui signifie que ce que vous ne pouvez pas distinguer aujourd'hui pourra l'être demain à condition de répéter les mêmes exercices et de faire de multiples tentatives sans vous décourager, avant que cela s'éclaire et vous permettre de progresser d'un grand pas. C'est ce que j'ai vécu et je ne témoigne ici que de mon expérience. Ensuite tout devient de plus en plus facile car ce développement mental possède des effets multiplicatifs.

Si depuis votre enfance vous avez vécu dans l'attraction des lumières du monde extérieur et le plaisir de la conceptualisation, vous avez certes développé des acuités et des facilités particulières, mais aucune vraie sensibilité au monde intérieur de votre être mental que vous utilisez pourtant pour vivre, mais presque inconsciemment. Donc votre pouvoir de distinction analytique des percepts mentaux de ce monde est presque aveugle et vous avez tout à construire. Ce premier pas est d'autant plus difficile qu'il y a un fossé à franchir, qu'il vous faut changer de cadre conceptuel et que ce n'est ni naturel, ni évident. Aussi repartez sans cesse de la grille ennéanaire (exercice n°3) qui n'est guère plus qu'un moyen mnémotechnique d'accession à ce deuxième cadre conceptuel en mémoire, passez d'un icone (chiffre) d'une fonction à l'autre et explorez les chaque jour un peu plus en profondeur, insistez sur celles qui vous échappent, c'est la meilleure façon de développer votre pouvoir de distinction analytique. Un jour vous n'aurez plus besoin de cette grille car les saveurs diffuses de ces fonctions accompagneront en permanence votre conscience.

 

Exercice n°20. Authenticité et subjectivité

Tout ce que nous éprouvons est du sujet (de notre sujet). Mais il serait faux de croire que tout ce qui est de notre sujet soit nécessairement subjectif dans le sens péjoratif d'arbitraire et d'opinion personnelle ou de conviction illusoire. Pour réduire la polysémie, je réserve donc le sens péjoratif d'arbitraire au signe (subjectif), ce qui me permet de dire que dans ce que nous éprouvons il y a du subjectif mais aussi de l'authentique. Reste à distinguer ce qui en nous est subjectif de ce qui est authentique.

Or tout ce qui vient en nous résulte de nos fonctions mentales, il nous suffit donc d'examiner une à une ce qu'elles produisent. Je constate que toutes sont authentiques, car je ne peux pas les juger vraies ou fausses, ni douter de leur existence ou affirmer qu'elles sont illusoires, le songe creux d'une entité étrangère que j'ignore, sans tomber dans le scepticisme stupide d'un nihilisme radical et de son sophisme petitio principii, et sans nier moi-même que je suis (comme nier que l'on est est un acte d'être, hi hi hi ! ... je vous laisse juger de la valeur de cette proposition). Par contre je (et nous) peux juger de l'authenticité, de la fiabilité, de l'efficacité, de l'éthique et de la beauté de ce quelles produisent, sans remettre en cause qu'elles produisent car c'est un fait non invalidable, et même si le produit est jugé médiocre, il est bien réel.

Cet exercice consiste à passer en revue tout ce que vous éprouvez et à distinguer le subjectif de l'authentique. En le faisant moi-même je constate qu'il y a beaucoup d'authentique. Par exemple, vos émotions, votre énergie et même vos rêves (en phase de sommeil) sont authentiques, c'est votre interprétation de ces mêmes rêves qui est subjective. En fait, il n'y a que quatre sources de subjectivité en nous : Le jugement arbitraire 7j, la direction volontaire 7d, le joker 9 et l'analytique 2 (partiellement). Notre subjectivité (au sens péjoratif) n'est liée qu'à nos jugements, nos intentions, nos convictions, nos interprétations et nos représentations. Cela fait déjà beaucoup, j'en conviens, mais nous pouvons en réduire les effets négatifs et tout le reste en nous est fiable.

 

Exercice n°21. Analysez votre jugement arbitraire 7j

Notre jugement arbitraire est une source principale de subjectif. Mais c'est une de nos capacités réelles indispensable pour vivre. Son existence, ses facultés et ses grilles sont authentiques donc objectives et présentes dans ses qualia. Par contre ses produits sont arbitraires, approximatifs et souvent partiaux. Il opère cinq  principaux types de jugement : le jugement de vérité, le jugement d'efficacité, le jugement éthique, le jugement du beau et le jugement de sa propre efficience qui varie de l'indécision à la sureté, il est toujours accompagné d'un doute, aussi minime soit-il, constitutive de sa qualité, donc authentique.

Le jugement d'efficacité est le plus important car il peut et doit induire une remise en question de tous nos comportements, physiques et mentaux, nos savoir faire et nos convictions, et... de lui-même ! Le jugement de vérité (en dehors des tautologies qui ne nous apprennent pas grand chose) est relatif et aléatoire. Et qu'importe, ce qui compte c'est que nos connaissances et nos concepts nous servent et soient efficaces, sachons nous affranchir de l'obsession sécuritaire du vrai car c'est un objectif formellement impossible à atteindre, dangereuse car nos convictions peuvent nous entraîner à la faute sans véritable garde-fou. Le jugement éthique du bien et du mal est social, doublement subjectif car notre éthique elle-même est subjective et volontaire, sachons mettre notre éthique en harmonie avec des principes humanistes, nos interactions avec les autres seront plus gratifiantes et la société s'en portera mieux. Enfin le jugement du beau peut paraître futile, mais c'est sans doute le plus authentique et quelque part, il nous met en relation avec l'universel.

Dans ce qui précède, nous voyons que nous pouvons affiner cette fonction opérative et, sans prétendre la rendre objective, en réduire ses effets secondaires indésirables et nuisibles. 

 

Exercice n°22 Analysez votre direction volontaire 7d

Notre direction volontaire est dans notre phase de veille, sauf cas particuliers, l'organe de commande de notre vie mentale (voir l'article du 13-3-2017 dans la section 4), responsable de notre survie. Ses intentions, ses décisions, sont subjectives, souvent erronées, mal à propos, toujours arbitraires et elle peut elle-même les remettre en question à tout instant. Ce sont les qualités mêmes d'une fonction volontaire formellement libre de toutes ses actions.

Cependant, son existence, ses propriétés, son activité sont authentiques, se manifestent dans les qualia de ses émergences opératives et ne peuvent être remises en question, seules leurs représentations le peuvent mais ceci appartient à notre fonction analytique.

Par contre, les qualia de ses produits, tout authentiques qu'ils sont, manifestent sa subjectivité fondamentale de fonction volontaire libre de choisir, de décider et de faire. Tout ce qu'elle valide et impose aux autres fonctions mentales et en particulier à l'analytique est par principe arbitraire. Son problème n'est pas sa subjectivité "congénitale" mais l'efficacité de son faire. Elle se trompe beaucoup et parfois commet de lourdes fautes qui peuvent aller jusqu'à se détruire, c'est dans ce domaine qu'elle peut s'améliorer, mieux gérer et enrichir son tableau de bord d'objectifs, mieux respecter ses propres valeurs, mieux exploiter tout ce qu'elle dispose et développer des techniques opératives de plus en plus performantes qui seront jugées par sa compagne 7j. L'architecture globale de nos fonctions mentales, en interaction permanente avec elle, est construite pour le lui permettre, comme le montre le schéma ci-contre qui est loin d'être exhaustif.

 

Exercice n°23 Analysez votre joker (foi) 9

Le joker obéit à une logique particulière qui est celle de la confiance. Ses attributions de confiance et d'aspiration au dépassement sont efficaces car elles donnent à notre être l'énergie dont nous avons besion pour franchir les épreuves de la vie. Quelles que soient ses causes cette activité se manifeste par des qualia ressentis comme authentiques.

Deuxièmement, le joker valide toutes les structures comportementales que, plus ou moins consciemment, nous installons en nous avec la complicité de la volontaie 7, y compris notre éthique. Saines ou malsaines, il répond en les renforçant de sa conviction péremptoire sans faire la moindre différence. 

Enfin , il a besoin d'une structure transcendantale qui reforce sa puissance et assure la sécurité ontologique de notre être. Il ne la crée pas lui-même, il prend et valide ce que l'imaginaire de la fonction analytique 2 lui propose, indépendamment de toute rationnalité. Ce transcendant pourra évoluer en fonction de négotiations complexes entre volontaire et analytique et faire l'objet de restructurations successives. Cependant, il "pèse" lourd compte tenu de son rôle, et sera donc doté d'une certaine inertie.

Il en résulte que nos convictions métaphysiques comme les comportementales, sont totalement subjectives au sens d'arbitraire, et en recherche d'une amélioration de leur efficacité et de leur cohérence.

 

Exercice n°24 Analysez votre analytique 2

Oui c'est possible, il peut s'analyser lui-même si la volontaire lui demande, car il peut dupliquer ses tableaux généraux de moyens, et il ne s'agit ici que d'analyser ses produits et pas le détail très complexe de son fonctionnement, qui lui est authentique.

L'analytique propose des solutions et parmi elles des représentations qu'il offre principalement à la volontaire qui les juge, et au joker qui les accepte telles qu'elles sont. C'est une fonction automatique qui fait de son mieux en fonction des demandes et de l'immense masse de données qu'elle possède. Il propose aussi des savoir faire qu'il exprime en percepts mentaux.

Apprenez à distinguer ses solutions de savoir faire de ses propositions de représentation. Dans les premières le sens n'est pas distinct de l'action qu'il propose, même si celle-ci est plus ou moins efficace, son quale est objectif et il ne reste plus qu'à faire. En ce qui concerne les secondes, c'est toujours le cas, car une représentation sera toujours distincte de la chose qu'elle représente, plus ou moins fausse, imprécise et lacunaire, donc subjective, même si elle est relativement efficace comme la grille ennéanaire. 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Jean-Louis Tripon